Bivouac → Oasis de Rissani
Le retour vers la civilisation commence. Après deux nuits dans les dunes, le contraste sera saisissant — la première route goudronnée, le premier bruit de moteur, le premier robinet d’eau chaude. Mais avant ça, il reste l’oasis de Rissani et son souk légendaire.
Le parcours en détail
Un dernier lever de soleil sur les dunes — le troisième, et pourtant toujours différent. Puis la caravane de dromadaires reprend le chemin de Merzouga, cette fois-ci avec le soleil dans le dos. Le trajet retour paraît plus court, peut-être parce que le paysage est familier, peut-être parce qu’on sait ce qu’on quitte. À Merzouga, un véhicule vous attend pour la route vers Rissani (40 km, environ 45 minutes).
Rissani est l’ancienne capitale de la dynastie Alaouite, celle qui règne encore au Maroc. La ville n’a rien de spectaculaire vue de l’extérieur, mais son souk est l’un des plus authentiques du pays. Les jours de marché (mardi, jeudi, dimanche), les étals débordent sur la place : pyramides d’épices, montagnes de dattes, poteries berbères, tapis, bijoux en argent, et des dizaines de vendeurs de bétail dans la section animale. C’est bruyant, coloré et parfaitement chaotique — l’exact opposé du silence des dunes.
L’après-midi, une promenade dans l’oasis de Tafilalet s’impose. C’est la plus grande palmeraie du Maroc — plus d’un million de palmiers dattiers sur 200 km². On marche dans les allées ombragées entre les murs de pisé des anciens ksour, avec le bruit de l’eau dans les séguias (canaux d’irrigation) et le chant des oiseaux. Après deux jours de sable et de silence, cette explosion de verdure est presque irréelle.
Conseils pour cette étape
Si vous voulez acheter des souvenirs au souk, négociez — c’est attendu et fait partie du jeu. Divisez le premier prix par trois et remontez progressivement. Les dattes Mejhoul de Rissani sont parmi les meilleures du monde : achetez-en un kilo au marché, le prix est dérisoire et la qualité incomparable. Au riad, profitez de la douche chaude — c’est un luxe qu’on ne mesure qu’après deux nuits de bivouac. Et demandez un tajine d’agneau aux pruneaux pour le dîner : c’est la spécialité locale.